L'atelier du Vitrail

Visite guidée à Saint-Just Saint-Rambert

Après avoir visité la Verrerie de Saint-Just, vous pouvez aller à rencontre de Denis Berger, vitrailliste. Au cours d’une visite de son atelier, il vous présente son travail ainsi que les techniques utilisées pour la création et restauration de vitraux.

Vitrail au plomb, fusing... Entre restauration et création, Denis Berger jongle avec les couleurs et les textures des verres produits à Saint-Just.

En savoir plus...


Agenda

Les mardis à 10h30

Décembre 2017

5 et 12 décembre



Janvier

Février

13, 20 et 27 février

Mars

6 mars


Avril

10, 17 et 24 avril 

Mai

15 et 29 mai

Juin

12 et 26 juin


Juillet

10, 17 et 24 juillet

Août

Fermeture

Septembre

11 septembre


Octobre

2, 23 et 30 octobre

Novembre

13 et 27 novembre

Décembre

11 décembre



Infos pratiques

Tarif plein 4,50€, tarif réduit 4€, tarif privilège 3,50€, gratuit moins de 12 ans

> A chaque visite, commencez à 8h30 avec la Verrerie de St-Just

PASS Verrerie de Saint-Just + Atelier du Vitrail : Verrerie de Saint-Just & Atelier du Vitrail : tarif plein 10€, tarif réduit 8,50€ et tarif privilège 7,50€.

 

INSCRIPTION OBLIGATOIRE 

Dans la limite des places disponibles, sous réserve de production sur le site


VISITES EN GROUPES

Vous êtes une association, une école, une entreprise, un groupe d'amis... et vous souhaitez organiser une visite ?

 

Une offre spécifique est réservée aux groupes (à partir de 10 pers.)*

 

> EFFECTUEZ UNE DEMANDE

*Tarifs sur devis


Du verre au vitrail

Denis Berger
Denis Berger

 

L'histoire de la passion de Denis débute dans les années 1980 - 1990... Alors qu'il a commencé des études d'ébénisterie chez les Compagnons du Devoir, en 1986, il s'intéresse à une nouvelle matière : le verre.

A cette époque il maîtrise déjà le dessin et l'ornement.

Il effectue alors des stages en atelier afin d'appréhender cet autre art qu'est le vitrail, et développe peu à peu son expérience et devient en quelque sorte vitrailliste autodidacte.

Il s'inscrit alors à la Chambre des Artistes à Paris puis à la chambre des Métiers et s'installe bientôt en tant qu'artisan vitrailliste et maître-verrier.

 


Denis Berger - Atelier du Vitrail
Denis Berger - Atelier du Vitrail

L'histoire du Vitrail

Les Romains l’utilisaient pour fermer les ouvertures de leurs habitations ainsi que les vides des claustras, c’est-à-dire des parois ajourées, inspirées des moucharabiehs. Cela permettait alors de voir sans être vu.

 

Du Vème au VIIIème siècle, et du VIIIème au Xème siècle

 

A l’époque mérovingienne et carolingienne, le vitrail existe en tant qu’élément coloré et figuratif.

 

Vers 1100,

les techniques du vitrail sont parfaitement maîtrisées. Les plus anciens vitraux de cette époque, encore visibles aujourd’hui, se trouvent dans la cathédrale d’Augsbourg en Allemagne fédérale.

 

Au XIIème siècle

A cette époque, le vitrail est en plein essor. Dans les églises romanes, le verre blanc est majoritairement utilisé pour que les vitraux soient très clairs afin d’apporter davantage de lumière..

L’iconographie, très recherchée, témoigne d’une grande connaissance et d’ une intention didactique : on fait le parallèle entre l’Ancien et le nouveau testament, on évoque la double nature du Christ…

En revanche, les Cisterciens, vers 1140-1150,  se positionnent contre ce raffinement qu’ils accusent de détourner l’attention de la méditation. Ils prôneront alors un vitrail incolore à motifs géométriques.

 

Au XIIIème siècle

Grâce au développement de l’architecture gothique, les ouvertures occupent davantage de place. La tonalité des vitraux peut alors s’intensifier et la palette du peintre-verrier se diversifier.

Les fenêtres à portée de vue racontent des épisodes  de la vie du Christ et de celle des Saints. Au contraire, les fenêtres hautes présentent de grands personnages tels que la Vierge, les apôtres…

Les premières « grandes roses » apparaissent sur les façades de Notre-Dame de Paris, Chartres…

 

Au XIVème siècle

On assiste à l’amélioration de la qualité du « verre blanc » qui peut désormais être totalement clair et translucide. L’incolore se développe sous l’influence de la pensée cistercienne et franciscaine.

 

Au XVème siècle

La gamme de couleur compte désormais du violet et la célèbre sanguine, sorte de brun-rouge qui améliore la technique de la grisaille en permettant d’autres effets. Le camaïeu est très utilisé.

Dans l’évolution du style, on constate un perfectionnement des règles de la perspective, du sertissage en chef d’œuvre et de la gravure.

Le sertissage en chef d’œuvre désigne l’incrustation d’un verre, souvent rond, tenu par un plomb, à l’intérieur d’un autre verre plus grand et de couleur différente.

C’est un travail extrêmement délicat, il permet au compagnon d’obtenir sa maîtrise, d’où le nom de chef d’œuvre. Ce procédé permet de dessiner les blasons des donateurs ou encore le décor des vêtements.

A cette époque, l’utilisation du papier se développe ainsi que la technique de l’estampe. Les estampes s’échangent facilement entre pays, l’iconographie subira alors cette influence venue d’ailleurs.

 

A la Renaissance, XVIème siècle

Le décor et le goût italien sont très prisés. Les scènes et les visages deviennent de plus en plus réalistes, les formes de plus en plus précises et les couleurs de plus en plus nuancées.   

 

Au XVIIème siècle

Le besoin de clarté s’accommode avec l’art classique, le goût va aux vitres branches ornées.

 

Au XVIIIème siècle

Le vitrail de couleur est totalement banni.

 

Au XIXème siècle

Le vitrail décoratif refait surface. Il donne naissance à de véritables entreprises industrielles…Le vitrail, standardisé se vend même sur catalogue…

La peinture française est en pleine expansion, cependant ce n’est pas le cas du vitrail, il reste à part, cantonné dans un pastiche dénué de toute créativité.

C’est à l’arrivée du mouvement Art nouveau que le vitrail va redevenir un art vivant.

 

Au XXème siècle

Afin de s’opposer au vitrail commercial, des Atelier d’Arts Sacrés sont instaurés en France dès 1920.

 

Le vitrail contemporain

En France, au cours des dernières années, le vitrail a pris un grand essor. Cela lui a permis d’être redécouvert dans les années 1990.

En France toujours, la plupart des vitraux contemporains se trouvent dans les édifices religieux. A contrario, en Angleterre ou aux Etats-Unis, ils se développent dans le domaine profane.

Cependant, les impulsions qui ont émané de l’Eglise, vers le milieu du siècle,  ont permis au vitrail français d’occuper une place au premier rang dans l’histoire de la création artistique contemporaine.

En France, les pères dominicains COUTURIER et REGAMEY ont réussi à démocratiser l’art moderne au cœur du domaine religieux. Ils ont alors inspiré par exemple MATISSE à la Chapelle du Rosaire à Vence dans les Alpes-Maritimes, LEGER à l’église du Sacré-Cœur d’Audincourt dans le Doubs.

Ce succès va s’exporter également en Allemagne et en Suisse.

>LA TECHNIQUE DU VITRAIL

La technique du vitrail est très ancienne, elle a peu changé depuis le Moyen-Âge. A cette époque on utilisait des vergettes de plomb pour enchâsser des morceaux de verre à la place des châssis de bois.

Au Moyen-Âge, le vitrail est réalisé sur une table avec du lait de craie. On trace ensuite des lignes avec de la cendre et on lubrifie la future coupe avec de la salive. Enfin, on coupe au fer chauffé à blanc en créant un choc thermique.

Au cours du XVIème siècle, elle a connu quelques améliorations. Par exemple, pour la coupe du verre, le diamant  remplace la tige chauffée au rouge jusqu’aux années 1950.  Depuis, le carbure de Tungstène remplace le diamant. C’est une combinaison de carbone et de Tungstène, qui est un métal de transition issu d’un minerai.

Vitraux en Loire Forez