UNE COURTE DOSE DE PATRIMOINE
Numéro 36
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La rotonde du château de Boën-sur-Lignon 

On se croirait dans un décor de cinéma, mais nous sommes au Château-Chabert à Boën. Plus précisément, nous nous trouvons au centre du bâtiment, sous la rotonde, dans ce que l’on appelle le salon à l’italienne.

> Le petit point architectural

En 1786, Jacques-Marie Punctis de la Tour, seigneur de Boën, fait raser l’ancienne maison forte médiévale pour y faire bâtir un château. Il s’agit du dernier château construit avant la Révolution française en région Rhône-Alpes. Ce sont les frères architectes italiens devenus stéphanois Pierre-Antoine et Michel Dalgabio qui construisent le château. Le style est néoclassique, qu’on reconnait grâce aux emprunts à l’architecture antique et à l’importance de la symétrie. La façade imite celle de l’hôtel Bouhier de Lanternay (actuel hôtel de préfecture de Dijon).

> La rotonde et son salon

Levons la tête : la coupole est assez plate et culmine à 20 mètres de hauteur. Elle est décorée de 16 panneaux peints en faux marbre jaune disposés comme s’ils rayonnaient autour d’un décor végétal.
La rotonde est de style florentin, dite à l’italienne. Le salon est ovale avec des proportions harmonieuses.
Une galerie circulaire avec un balcon léger et ajouré court au-dessus de nos têtes. Elle est accessible depuis l’étage supérieure par des portes en bois peintes en vert.
Le décor est de style Louis XVI, c’est-à-dire très influencé par les ornementations découvertes à Pompéi à la même époque, composé de guirlandes de lauriers, chapiteaux ioniques à corne, triglyphes, et rubans autour d’une baguette.
Autour de nous, on compte 8 colonnes de bois stuquées : elles sont peintes en trompe l’œil de marbre de couleur jaune, veiné de gris et blanc. Elles supportent la galerie.
Ce salon devait servir à l’apparat et aux divertissements, musique et danse. Les musiciens pouvaient se mettre à la galerie et les danseurs en bas, ou bien les musiciens en bas et les convives déambulant sur la galerie pour échanger les derniers commérages.
Le spectacle se poursuit sous nos pieds : un splendide parquet en étoile à 8 branches occupe tout l’espace. En son centre, une plus petite étoile à huit branches bicolore, avec un bois foncé et un bois clair.
L’ensemble du salon a été restauré dans les années 1980-1990 par la commune, sous l’impulsion de passionnés du patrimoine menés par Antoine Cuisinier. Il était en très mauvais état, comme l’atteste la photo ci-contre.

> Des statues envoutantes

Nous ne sommes pas les seuls présents dans le salon. Deux statues de marbre nous toisent.
La jeune femme est la déesse grecque Hébé, plus jeune fille de Zeus et Héra. Elle symbolise la jeunesse éternelle et protège les jeunes mariés. Elle servait d’échanson aux dieux de l’Olympe. Elle tient dans sa main gauche une carafe, et porte dans sa main droite une coupe. Elle est en train de servir l’ambroisie, ce fabuleux nectar qui permettait aux dieux de rester éternellement jeunes. Mais un jour, pendant un banquet, elle fit un faux pas, et tomba en révélant beaucoup trop d’elle que ce que la pudeur lui imposait. Pour empêcher que cela se reproduise, Zeus confia alors le service de l’ambroisie à l’un de ses protégés : Ganymède.
Et la deuxième statue nous représente donc Ganymède. C’est un beau jeune homme, assis sur un aigle qui a la tête tournée vers son visage. Ganymède était peut-être le fils du roi Tros (qui aurait donné Troie), et réputé être le plus beau des mortels. Zeus en serait tombé amoureux, et se serait métamorphosé en aigle pour l’enlever et le garder près de lui sur Olympe. C’est lui qui a remplacé Hébé en tant qu’échanson des dieux, à la grande colère d’Héra, qui fit tout pour se débarrasser de Ganymède. Pour le protéger, Zeus le transforma en la constellation du Verseau.
Les statues ont été sculptées par Joseph Chinard, célèbre sculpteur lyonnais, avant même la fin de la construction du château, sur commande de Monsieur de Punctis. L’une des filles de Punctis se nommait Louise-Olympe.
Visiter la rotonde
Aujourd’hui, le Château-Chabert accueille le Musée des vignerons du Forez au 2ème étage. Mais depuis quelques années, le 1er étage est également ouvert à la visite, et vous permet de déambuler dans les chambres et salons de la fin du 18ème siècle, ainsi que dans cette magnifique rotonde.
Nous avions prévu d’y faire une halte lors de notre visite guidée de Boen prévue initialement Samedi 14 novembre à l’occasion des Fêtes du boudin, mais le confinement nous oblige à reporter à 2021.
 
Cet article vous est proposé par...

Alice DURIS
alice@loireforez.com
04 77 96 08 69

Sources documentaires :
Inventaire général du patrimoine culturel Auvergne-Rhône-Alpes
Château-musée de Boën
Pays d’art et d’histoire du Forez

 

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