Roche

Village en Loire Forez

Visite guidée à Roche-en-Forez

Imaginez les pierres vous murmurer l’histoire du village de Roche, en cheminant le long du cours d’eau. Vous découvrirez, accompagnés de votre guide, la forte tradition agricole et l’architecture caractéristique des Monts du Forez. Sur certaines façades plus soignées, vous noterez les témoins de la présence des religieux, avant de terminer par la visite de l’église Saint-Martin dévoilant son caractère... 


Agenda

Les jeudis à 14h30

> Poursuivez à 16h30 avec la visite de Sauvain.

Vacances de printemps

27 avril

Vacances d'été

3 & 31 août

 



Infos pratiques

Tarif plein 5€, tarif réduit 4,50€, tarif privilège 4€, gratuit moins de 12 ans 

 

Rendez-vous : parking du lavoir

 

DÉPART ASSURÉ


VISITES EN GROUPES

Vous êtes une association, une école, une entreprise, un groupe d'amis... et vous souhaitez organiser une visite ?

 

Une offre spécifique est réservée aux groupes (à partir de 10 pers.)*

 

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*Tarifs sur devis


Un village de moyenne montagne

> ORIGINES

Roche en Forez

Roche se situe au versant oriental des Monts du Forez, de la limite du Puy de Dôme, à 1400 m, au confluent du Vizézy et du ruisseau de Roche à 800 m.

On dispose de peu d’éléments de la première occupation humaine du village. On suppose l’existence de souterrains, appelés « cluzels», ayant peut-être servi de refuges à ces populations aux temps préceltiques. Il s’agirait alors des établissements préhistoriques creusés avant l’ère chrétienne ou des retraites utilisées au Moyen-Age.

Même si la période n’est pas précise, on aurait assisté à une seconde vague de peuplement entre le IVème et le XIIème siècle. La population du village se composait alors de familles de bûcherons, de cultivateurs et éleveurs, ayant construit des chaumières de surface au Moyen-Age.

Au XIIème siècle, le village est placé sous la protection du Comte de Forez, dans sa châtellenie de Châtelneuf.

 

Les habitants vivaient dans de modestes chaumières, où ils disposaient seulement d’un outillage peu sophistiqué. Ils souffraient souvent de faibles récoltes ainsi que d'épidémies.

> L'HABITAT RURAL

Roche en Forez

Bâtie entre 850 m et 1280 m d’altitude, la maison paysanne locale devait être appropriée au climat rude montagnard, et répondre également à sa fonction d’abri de l’homme, des animaux, et des récoltes, et aux travaux d’intérieur.

Du XVème au XVIème, on peut imaginer de petites chaumières basses et sombres, sans carreau et sans étage, aux murs de pierre.

Ces habitations étaient composées d’une cuisine, de chambres, d’un charnier afin de conserver la viande, et d’un grenier. Elles étaient complétées à l’extérieur par la grange, où se trouvaient des outils agricoles et des chars, ainsi que de l’écurie pour les brebis et de l’étable pour les vaches.

 

Aux XIXème et XXème siècle, les habitations étaient plus hautes et plus grandes. L’intérieur se composait d’une grande salle commune, la salle à manger qui pouvait faire office également de chambre, le grenier au 2ème étage et les chambres des domestiques. 

> L'ÉGLISE

Roche en Forez

L’édifice a été érigé sous le vocable de Saint-Martin. Son clocher semble avoir été inspiré par celui de la collégiale Notre-Dame d’Espérance de Montbrison.

L’église a été bâtie selon le style « gothique forézien ». En effet, l’édifice affiche un style apparenté à l’architecture gothique, mais sa construction a été réalisée d’après les éléments connus dans le Forez, même s’il devait exister de nouveaux procédés de construction mais qui étaient encore seulement connus dans les grandes villes. Une sacristie a été ajoutée au milieu du XVIIème siècle.

En mai 1944, les trois vitraux du chœur ont été soufflés. Alors qu’un avion survolait le village rochelois, celui-ci a perdu un chargement, qui, lors de sa chute, aurait engendré un phénomène de vibration tel que les vitraux de l’église, ainsi que les vitrages des habitations du bourg ont subi les répercussions de ce choc.

L’ensemble de ses vitraux a été restauré grâce à du verre soufflé provenant de la Verrerie de Saint-Just dans les années 1950.

> LA CROIX DES MORTS

Cette croix monolithe date du XVIème et présente une particularité : elle est entourée d’un banc de pierres sur trois côtés, et au pied de cette croix se trouve une avancée de pierre.

Elle est appelée « pierre des mort », c’est là que l’on y déposait le cercueil, dans le cadre d’une pré-cérémonie.

Les membres de la famille du défunt s’y installaient pour prier leur mort, c’est pourquoi un banc en pierre entour cette croix sur trois côtés