Quartier historique de St-Rambert

Village en Loire Forez

Visite guidée à Saint-Just Saint-Rambert

Vous appréciez l’histoire médiévale et l’architecture romane et Renaissance ? Vous aurez alors plaisir à écouter l’histoire des moines bénédictins et de leur prieuré, des foires et marchés au cœur des maisons à colombages. Et pour terminer la visite en beauté, vous partagerez une dégustation de produits du monde concoctée par le Musée des Civilisations.

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Agenda

Les jeudis à 14h30

Vacances de printemps

6 avril

Vacances d'été

13 juillet

10 août



Infos pratiques

Tarif plein 6€, tarif réduit 5€, tarif privilège 4,50€, gratuit moins de 12 ans 

 

Rendez-vous : Maison du Tourisme, place de la paix

 

DÉPART ASSURÉ


VISITES EN GROUPES

Vous êtes une association, une école, une entreprise, un groupe d'amis... et vous souhaitez organiser une visite ?

 

Une offre spécifique est réservée aux groupes (à partir de 10 pers.)*

 

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*Tarifs sur devis


Entre colombages et église romane

> ORIGINES

Saint-Just Saint-Rambert

Derrière les maisons à colombages du quartier de Saint-Rambert se cache la plus grande église romane du département de la Loire ; l'église Saint-André. Ce serait au VIIème siècle que des moines de l'abbaye de l'Île-Barbe, près de Lyon, seraient arrivés dans cet ancien village gallo-romain nommé Occiacum pour y fonder un prieuré. Tout le village s'organise alors à partir de ce lieu d'où émane le pouvoir religieux et civil. Ils bâtissent très vite une première chapelle avant de se consacrer au chantier de l'église. En 1096, les reliques de Saint-Rambert arrivent au village et la cité est ainsi baptisée Saint-Rambert-en-Forez.

> L'ÉGLISE SAINT-ANDRÉ

Saint-Just Saint-Rambert
Eglise Saint-André - Saint-Just Saint-Rambert

Considérée comme la plus grande église romane du Forez grâce à son volume, elle est classée Monument Historique et date en grande partie du XIIème siècle : l’édifice aurait été cité pour la première fois aux alentours de 970-980.

 

L’église présente une particularité : elle est surmontée de deux clochers.

Le clocher-porche, édifié au XIème siècle, en avant de l’église, est le plus ancien. A la fin du XIIIème siècle, dans un contexte de guerre, il est alors surélevé d’un étage composé d’éléments défensifs, lui conférant ainsi l’aspect d’une tour de garde. Il est aujourd’hui totalement intégré à la façade. Outre les éléments d'architecture défensive, il présente aussi quelques éléments de décoration dont certains réemplois gallo-romains.

 

Le second clocher est construit au-dessus du carré du transept. Il domine par son aspect monumental et présente un remarquable jeu d’arcs et d’ouvertures. C'est un remarquable clocher roman.

Eglise Saint-André - Saint-Just Saint-Rambert

 

L’église est construite sur un plan en croix latine. L'art roman s'exprime à l'intérieur dans la plus grande sobriété. Une voûte en berceau coiffe la nef centrale et les nefs latérales, tandis que la croisée du transept est surmontée d'une coupole. Et pour l'équilibre de la construction, de grandes arcades en plein cintres ont complété l'ensemble de l'édifice.

Cette église rattachée directement au prieuré n'affichait à l'origine aucune décoration. Pas de peinture, pas de sculpture... lorsque les moines du prieuré venaient y prier, leur attention ne devait en aucun cas être détournée par un quelconque élément de décoration. 

 

Modillon - Eglise Saint-André - Saint-Just Saint-Rambert

À l’arrière de l’église, on découvre la présence de modillons. Ils servent, par l’intermédiaire de la corniche, à soutenir le toit qui déborde par rapport au mur. D’un point de vue de la symbolique architecturale, ils constituent la transition entre le monde terrestre, matérialisé par  le mur, et le monde céleste, matérialisé, lui, par le toit et le clocher. Les sculpteurs y avaient donc apporté toute leur attention. On peut distinguer sur chacun des modillons des motifs abstraits et parfois même des visages ; ils s’agissaient parfois des sculpteurs, ou des religieux, qui justement laissaient ici leur signature.

> LA CHAPELLE SAINT-JEAN

Chapelle Saint-Jean - Saint-Just Saint-Rambert

Située à proximité de l’église, elle aurait été construite par les moines de l’abbaye de l’Ile-Barbe à leur arrivée dans le village.  

Si la chapelle apparaît dans les archives seulement à la fin du Moyen-âge, il semble qu’elle ait succédé à plusieurs églises datées du IVème au VIème siècle.

Elle est constituée d’une nef unique, prolongée par un espace de taille modeste faisant office de chœur dont le mur d’abside conserve plusieurs couches successives de peintures murales. Sa façade se compose simplement d’une ouverture formée par une porte ogivale, et surmontée d'un oculus, et d’un campanile, appelé également clocher-mur.

 

Cependant, demeure un mystère à propos de la destination primitive de la chapelle.

On a pu supposer qu'il s'agissait de l'église paroissiale entre le XIIème et le XVIIème siècle, tandis que l'église voisine était l'église prieurale, donc plutôt réservée aux moines, même si la distinction des fonctions des deux édifices n’était peut-être pas aussi claire.

On a également proposé la solution du baptistère, puisque cette église est dédiée à Saint-Jean-Baptiste. Elle a en effet servi de lieu de baptême jusqu'en 1828, mais on ignore à partir de quand exactement.

En tous cas, on a pu identifier la présence de traces de sépultures qui attestent de l’ancienne fonction funéraire de cette chapelle.

L'ANCIEN PRIEURÉ

Prieuré de Saint-Rambert

L'église du quartier Saint-Rambert et les bâtiments de l’ancien prieuré demeurent les témoins de l’installation des moines bénédictins au début du VIIème siècle : la ville vivait alors sous l’autorité et la protection du prieur.

Ce prieuré, mentionné dès le Xème siècle, dépendait de l’abbaye lyonnaise de l’Ile-Barbe.

Edifié peu de temps après l’arrivée des moines, vers le VIIème siècle, il ne conserve cependant aucun vestige de cette époque. En effet, dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle, le prieur en fonction fait remanier les locaux, alors devenu trop vétustes, faisant ainsi disparaître une grande partie du prieuré d’origine.

Un premier rempart est édifié dans le courant du XIIIème siècle afin de protéger le prieuré, l’église, la chapelle, le cimetière et quelques habitations, rassemblés dans un espace appelé le « château ».

Un second rempart est, lui, construit à la fin du XIVème siècle, englobant ainsi toute l’extension du bourg, durant la Guerre de Cent ans.

> LE MUSÉE DES CIVILISATIONS

Musée des civilisations

Le musée des civilisations est installé dans l’ancien prieuré. On y découvre les richesses des civilisations du monde à travers les arts et les croyances. Il est créé à l’origine par l’association des Amis du Vieux Saint-Rambert en 1962 qui œuvre alors pour la sauvegarde et la conservation des monuments de la ville, et est installé rue Chappelle. Peu à peu la collection d’ethnographie locale est complétée par des objets d’art premier, donnés par l’artiste Madeleine Rousseau, puis d’autres, issus de voyages de plusieurs membres et donateurs.

En 1970, le musée, riche de nouvelles donations, doit s’agrandir et est aménagé dans l’ancien prieuré. Dans les années 1990, le musée associatif devient municipal : le Musée des Civilisations abrite dès lors des collections qui deviennent permanentes et confèrent au lieu son titre de « Musée de France ». 

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